1M1C avec Bruno Buisson – Groupe JMI

Production, budget, qualité, réglementation, visites de sites, Bruno fait face à de nombreux défis. Il nous partage son quotidien bien rythmé au sein du Groupe JMI.

1️⃣ Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Bruno, 57 ans, Périgourdin, marié et papa de deux grandes filles 20 et 25 ans (mes prunelles). Du CAP au diplôme d’ingénieur, puis à l’Executive MBA : j’ai monté les calibres un par un ! Ancien rugbyman et entraîneur et aujourd’hui directeur d’exploitation Europe du Groupe JMI.

Je possède des expériences dans les secteurs de la sous-traitance automobile, agroalimentaire et emballage. J’ai eu la chance de m’exiler à Mayotte et en Polynésie dans le cadre de mes projets professionnels et sportifs. J’ai appris beaucoup au contact des personnes où le respect des valeurs reste la base solide d’une relation durable et intègre.

Une journée type ? Ça n’existe pas ! Production, budget, qualité, réglementation, visites de sites, relations avec les parties prenantes externes… ça enchaîne plus vite qu’une ligne de cuisson à plein régime. La seule constante : que nos sites tournent bien, en sécurité, avec des équipes qui ont les moyens de réussir.

On ne doit pas subir mais agir…ce n’est pas évident tous les jours mais nous devons aller dans ce sens en toute bienveillance et intelligence.

Côté développement, nous explorons de nouvelles activités et de nouvelles opportunités en France et en Europe. Ce qui me motive le plus, c’est de voir un projet passer de l’idée à la réalité grâce au travail collectif des équipes.

La performance de nos sites et le développement du Groupe en France et en Europe. De nouvelles activités sont en préparation… mais comme une bonne cuisson, il ne faut pas ouvrir le couvercle trop tôt ! Ce qui me motive : voir une idée devenir réalité grâce au collectif.

Coordonner des sites, les services support (QHSE, Projets, Approvisionnement, Logistique…) et des métiers différents.
Anticiper, car dans nos métiers l’imprévu est au menu tous les jours.
Fédérer, parce qu’on ne gagne jamais seul. Au rugby comme en usine, c’est la mêlée qui fait avancer.

Le premier défi est de concilier performance économique, sécurité des équipes, qualité et exigences réglementaires, qui sont de plus en plus fortes dans l’agroalimentaire. Le second est de garder de la cohérence entre des sites qui ont chacun leur histoire et leur culture. Je les relève en restant proche du terrain, en m’appuyant sur les compétences des équipes et en prenant des décisions claires, quitte à les ajuster si nécessaire.

Concilier performance, sécurité, qualité et réglementation. Et avec la réglementation, on ne rigole pas : tout est pesé, compté, étiqueté ! Ma méthode : du terrain, de l’écoute et des décisions.

Voir les gens grandir. J’ai commencé par un CAP : je sais ce qu’un coup de pouce peut changer une trajectoire. Voir un collaborateur prendre du galon, c’est ma plus belle réussite. Et contrairement à nos crevettes, on n’a pas besoin de les cuire pour qu’ils prennent des couleurs !

Voir un/une équipier(ière) progresser, prendre des responsabilités, ou une équipe relever ensemble un défi difficile, c’est ce qui me rend le plus fier.

Allez sur le terrain, enfilez la charlotte et écoutez ceux qui font. C’est là qu’on apprend le plus. Et osez proposer : chez nous, les bonnes idées ne restent pas longtemps au frigo.

Allez sur le terrain, posez des questions et écoutez ceux qui font. On apprend énormément au contact des opérateurs, des chefs d’équipe et des techniciens. Et n’ayez pas peur de proposer : ici, les initiatives sont les bienvenues.

L’adaptabilité, et savoir garder la tête froide… entre 0 °C et +2 °C, idéalement ! Rien ne se passe jamais exactement comme prévu : il faut réorganiser vite et embarquer les équipes. Il faut savoir garder le cap, réorganiser vite et embarquer les équipes avec soi. Comme sur un terrain de rugby : le plan de jeu compte, mais c’est la capacité à s’adapter qui fait gagner le match.

Je choisirais chef d’équipe sur une ligne de production. D’abord pour revivre concrètement ce qu’est une journée sur le terrain, avec ses contraintes et ses astuces.

Ensuite Un opérateur de cuisson, sans hésiter ! Pour retrouver le concret du terrain, et lui faire découvrir l’envers de mon décor. Je parie qu’on finirait la journée tous les deux rouges… comme une crevette bien cuite !

Comme une ligne de cuisson : si un maillon s’arrête, tout s’arrête ! Ma règle d’or est d’embarquer les porteurs de projets dès le coup d’envoi, pas à la mi-temps.

Chacun a son périmètre de responsabilité, et il doit être respecté dans chaque décision. Avant de trancher, une question se pose donc systématiquement : quel impact aura ma décision sur les autres périmètres ? J’associe mes collègues à la construction du projet. Car on le sait bien : le premier RH d’une équipe, c’est son manager. Et le premier responsable de la qualité d’une crevette, ce n’est pas le service qualité, c’est celui qui la cuit !

Il faut structurer ce qui doit l’être, tout en laissant à chacun de la latitude. C’est ce qui préserve notre ADN : « Partageons le goût d’innover ». Et innover, ce n’est pas seulement revoir nos produits et nos recettes, c’est aussi faire évoluer notre organisation et notre système pour être plus efficace tout en respectant les valeurs du groupe…c’est la base et l’essentiel.

Nous sommes une entreprise familiale, avec des valeurs familiales. Cette proximité dans les échanges et cette prise de décision collégiale, c’est notre force, et il faut la garder.

Ma devise : une personne intégrée dans un projet en devient naturellement porteuse et sponsor, pas suiveuse… et encore moins un frein. Au rugby comme chez nous, on avance mieux en mêlée qu’en solo !


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